Skip to content

Newsletter Patrimoine Mobilier n° 4 – 2019-09

meubles anciens Newsletter
Patrimoine-Mobilier.fr

Les meubles anciens, valeur et élégance

n° 4 - Septembre 2019

Editorial

Bonjour,

En ce début de saison, après le calme d'un été ensoleillé, j'ai plaisir à vous présenter patrimoine-mobilier.fr revu avec quelques modifications dans la présentation et, plus encore, dans sa philosophie générale de publication online.

Nous souhaitons, en effet, développer la présence de ce site sur le web pour l'ouvrir au plus grand nombre de visiteurs.

Ce site a pour vacation de montrer l'actualité du meuble ancien dans le patrimoine collectif ou particulier et dans la décoration des intérieurs actuels.

Une promotion de ce mobilier qui s'accompagne d'une promotion des métiers d'art, des formations qui y conduisent, des motivations individuelles à accompagner, à commencer par l'ébénisterie restauration.

Une action pour laquelle nous sollicitons de la part des personnes intéressées une collaboration pour donner à ces publications tout le relief qu'elles méritent.

Bonne lecture.

Cordialement.

Jean-Louis Bourgogne

PS. Au jour le jour, la rubrique Magazine dont sont extraits les articles de la newsletter


Restauration du patrimoine architectural – La Chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon

L’Hôtel-Dieu

L’Hôtel-Dieu de Lyon vient de faire l’objet d’une restauration importante et particulièrement réussie. La vocation hospitalière du bâtiment, situé en plein centre de Lyon, a laissé la place à la gastronomie, une spécialité dont s’enorgueillit la ville.


Sa construction, datée du 12ème siècle comme hôpital, est une œuvre qui, dans sa forme actuelle, date du 17ème siècle. Avec une première pierre posée en 1637 selon les plans de l’architecte Guillaume Ducellet, ce bâtiment a traversé les siècles en gardant sa vocation médicale. Il marque la presqu’île de Lyon de sa présence architecturale imposante, en bordure du Rhône.

Progressivement remplacé par des établissements hospitalo-universitaires des Hospices Civils de Lyon, plus modernes et excentrés, le bâtiment a vu, au début du siècle actuel, en 2010, la décision de l’arrêt définitif de sa vocation médicale et, parallèlement, de sa restauration.
Tourisme et gastronomie sont ainsi devenus la fil rouge de cette restauration dont le public a pu découvrir le résultat partiel en 2018.

La chapelle de l’Hôtel-Dieu

Une partie intéressante de cet ensemble architectural est constituée par la Chapelle dont la construction a démarré en 1637, en même temps que le bâtiment hospitalier. Son classement Monument Historique date de 1941 pour la partie architecturale et 1983 pour son mobilier.

Grâce à un raccourci historique nous sauterons ainsi à la période récente qui a vu à partir de 2012 la restauration de cet ouvrage baroque. Une restauration indépendante de celle de l’hôtel-Dieu dans son ensemble, tant en ce qui concerne sa définition que son financement privé. Quelques chantiers nous intéressent particulièrement car ils portent sur des boiseries qui devaient être nettoyées et réparées. Des travaux qui demandent un soin et des efforts particuliers à cause, entre autres, des contraintes Monument Historique. Il sont réalisées par un atelier d’ébénistes restaurateurs que nous connaissons bien : l’Atelier Luc Vaganay..

Ils portent sur :

- les boiseries des chapelles « Notre Dame de Pitié » et du Transept Sud (article de Lyon Plus)

- le portail d’entrée de la Chapelle (article de Lyon Plus)

           
Avant et après restauration


En cours de restauration

D’autres travaux de restauration de boiseries à l’intérieur de la Chapelle sont encore prévus et viendront progressivement compléter ces réalisations.

A noter que l’Atelier a également la charge de chantiers de restauration dans les autres bâtiments de l’Hôtel-Dieu. Ce sont, par exemple, la restauration des boiseries du « Grand Réfectoire », classées Monument Historique, et de deux buffets attribués à Marc Chabry. S’ajoute à cela la restauration d’un très beau meuble d’apothicaire de l’ancienne pharmacie de l’Hôtel-Dieu (25 m de long et 3.50m de haut) qui trouvera sa place dans la partie de l’Hôtel-Dieu dévolue à la Cité Internationale de la Gastronomie. L’ouverture de cette partie est prévue en Octobre.

       
Le meuble d'apothicaire

               
Les boiseries du Grand Réfectoire

            
Un des buffets

Pour comprendre mieux ces restaurations nous vous invitons à visualiser la video d’un entretien avec Luc Vaganay réalisée par Le Progrès et relative à celle de la porte d’entrée.

L’Atelier Luc Vaganay

Ce sont 33 ans d’expérience de son responsable et une équipe de quatre ébénistes restaurateurs confirmés qui sont mises au service de ces restaurations.

Restaurateurs de meubles anciens, l’atelier a désormais une place marquée dans la restauration et la conservation du patrimoine public, comme en attestent ces réalisations de la Chapelle de l’Hôtel-Dieu. Ces compétences sont là aussi pour renforcer la place de cet atelier sur le marché de la restauration des meubles anciens de particuliers qui est une autre part de ses activités.

Voir le site web de l’atelier et notre fiche sur le site patrimoine-mobilier.fr

Informations supplémentaires sur :

- le site de la Mairie de Lyon

- L’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)

- La Chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)


Les Ateliers d'art Walser - Nancy

La presse régionale, l'Est Républicain, s'est fait l'écho de l'activité d'ébénisterie restauration des Ateliers d'art Walser près de Nancy.
Nous relayons avec grand plaisir ces informations sur cet atelier que nous connaissons bien.
Touchons du bois, avec l’art… et la matière  !
Visite des ateliers Walser à Mazerulles


Tapissier-décorateur, Thierry Causin présente son activité

Thierry Causin est tapissier- décorateur à Jouarre. Il exerce y le métier depuis 1993. Un métier aux tâches très variées qu'un article d'actur.fr Île de France explique tant dans son exercice que dans son évolutions actuels.

Issu d’une famille d’ébénistes et de tapissiers, Thierry Causin a toujours baigné dans ce type de métier. Il commence très jeune son apprentissage avant de partir « vers d’autres horizons ». « J’ai toujours voulu faire plein de métiers différents, explique Thierry Causin. Une chose est sûre : je n’ai jamais laissé tomber la tapisserie. J’en faisais sur mon temps libre, pour le loisir et pour les proches à qui je pouvais rendre service ! »

Voir la suite sur le site "Seine-et-Marne. Jouarre : Il donne une seconde vie aux meubles anciens en les relookant".


Ebénistes venus d'Allemagne en France au XVIIIème siècle

En contact avec Miriam Schefzyk, doctorante en histoire de l'art à l'Université de Münster en cotutelle avec l'Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris, j'ai plaisir à renvoyer sur un article paru en 2018 sur le site de la mairie de Paris 11 :

Miriam Schefzyk, « Les ébénistes allemands à Paris au XVIIIe siècle », Une histoire des savoir-faire. Création et vie artistique à Paris du grand siècle à nos jours, volume 1, études rassemblées et présentées par Christophe Henry, en partenariat avec le Groupe de Recherches en Histoire de l’Art moderne (GRHAM) et Les symposiums d’Histoire de l’Art de la Mairie du 11, p. 106-113 [en ligne], mis en ligne le 15 octobre 2018 URL :
https://www.mairie11.paris.fr/actualites/parution-des-symposiums-d-histoire-de-l-art-de-la-mairie-du-11e-59

Miriam Schefzyk termine actuellement sa thèse sur ce sujet pour la soutenir en novembre prochain.

Bonne lecture.

Jean-Louis Bourgogne


Le meuble ancien, pourquoi pas ?

L’ancien dicte la tendance. Avec ses 32 % de ventes de meubles anciens listées en plus, Barnebys, écosystème dédié au marché de l’art, confirme cette évolution. ...
Alors que les prix du design du XXe siècle et du mobilier contemporain continuent d’augmenter, les antiquités et les meubles classiques restent abordables. ...
Il est aujourd'hui possible d'acheter un objet de qualité supérieure, fabriqué à la main au XIXe siècle, à un prix inférieur à celui d'un meuble IKEA.
Pontus Silfverstolpe, co-fondateur de Barnebys

Un article intéressant publié récemment sur MySweet'Immo.


Vente d'un meuble inédit de Thomas Hache

En vente le 25 septembre 2019, un meuble à deux corps et à retrait provençal réalisé par Thomas Hache vers 1685 à Chambéry. Le prix estimé est de 40 à 45 000 €  :

Cette précieuse découverte, venant étayer le fabuleux corpus des Hache, serait le premier meuble de ce type créé par Thomas, et peut-être même l’un des tout premiers objets de l’ébéniste. Il est daté vers 1685  soit de la même époque que la célèbre armoire aux armes du marquis de Mirabeau, et un peu antérieur au meuble à deux corps de la fondation Bemberg de Toulouse  par la spécialiste François Rouge.....
Lire la suite sur le site de la Gazette Drouot

En savoir plus sur les meubles Hache et cette dynastie d’ébénistes grenoblois :


Vous avez découvert cette lettre et souhaitez la recevoir dorénavant chaque mois :