Skip to content

© Craftsdigger L'Observatoire des Métiers d'Art

Le 18ème siècle, siècle des Lumières, a vu apparaître un intérêt fort pour les sciences et les techniques, comme l'horlogerie, les automates. Des techniques qui ont poussé à l'apparition des meubles mécaniques. Jean-François Oeben a été l'initiateur vers 1750-1760 de cette introduction à la cour de France.

L’invention de ces meubles a vu ainsi apparaître à la Cour le nouveau titre d'”ébéniste-mécanicien“. Un titre qui ne sera attribué que deux fois lors de l'ancien régime, à Jean-François Oeben et à David Roentgen.

Tous les détails passionnants sur cet article du site Craftsdigger

 

Peut-être serez-vous, comme moi, sensibles aux évocations de cet article de Marc-André Paulin à la richesse impressionnante. Parmi les ébénistes venus d'Allemagne au 18 siècle, Jean-Henri Riesener est un modèle du genre.

Connu pour avoir été l'ébéniste favori de Marie-Antoinette après sa réception en qualité de maître ébéniste en 1768, son œuvre a marqué la période du mobilier Louis XVI. Né en 1734 à Gladbeck, près d'Essen, il est arrivé, très jeune, à Paris comme apprenti chez Jean-François Oeben dont il deviendra plus tard l'associé.

L'article cité fait référence aux recherches d'originalité de Riesener dans la conception et la décoration du mobilier de cette époque, particulièrement en ce qui concerne la couleur :

Marc-André Paulin, « L’art de la couleur selon Jean-Henri Riesener », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles [En ligne],  | 2015, mis en ligne le 23 décembre 2015 : http://journals.openedition.org/crcv/13350 ; DOI : 10.4000/crcv.13350

L'ébéniste restaurateur Patrick Asta-Richard nous a confié le dossier qu'il avait constitué à l'occasion d'une restauration effectuée il y a quelque temps.

Avec son autorisation nous en avons fait un texte à peine   résumé :

Introduction

Ce coffret en marqueterie fait partie d’une collection de 20 coffrets de dimensions et de décors différents, dont 12 ont été restaurés. Tous portent la signature ou l’estampille de la famille « HACHE », dynastie d’ébéniste du 18 ème siècle à Grenoble.

Ces coffrets dont la taille est variable étaient utilisés à la conservation du thé, des épices ou du tabac, denrées fort coûteuses et très appréciées par la haute société du 18 ème siècle

Les coffrets de plus grandes tailles étaient réservés pour déposer des objets ou des documents précieux. D’ailleurs, certains d’entre eux, comme celui qui nous intéresse, possèdent des systèmes de secret et de casier dans des doubles fonds.

Le coffret après restauration


Détails du coffret. Casiers dissimulés derrière un côté coulissant.

Etude des problèmes recensés sur le coffret

Pour restaurer cet objet en mauvais état, mais quasiment vierge de toute restauration, j’ai étudié les différentes techniques à ma disposition, afin de parvenir à une restauration conforme à notre déontologie professionnelle.

L’ensemble du coffret présente d’abondants décollements entraînant des lacunes importantes de marqueterie italienne, de filets et de loupe. Des variations hygrométriques ont déformé certaines parties des supports provoquant le décollement des queues d’arondes et le désaffleure des angles arrondis.

Le coffret à l’arrivée à l’atelier en attente d’être restauré

Les éclats situés au niveau de l’entrée de serrure provoquent la déformation de la façade et l’impossibilité de fermer le couvercle correctement. Une épaisse couche de cire et de vernis ont amalgamé les poussières qui recouvrent entièrement le coffret.

Restauration du coffret

1) Travaux préparatoires

Avant toute intervention, une fixation préventive des placages en limite de décollement est nécessaire. Pour cela, des injections à l’aide de colle de poisson diluée, suivi d’un nettoyage précautionneux, permettront de maintenir les pièces en place avant un collage définitif.

Afin de pouvoir déterminer précisément la nature des bois utilisés, j’ai entrepris le décirage et le dévernissage à l’aide d’un décapant Fluxaf Green. Il a pour avantage d’être efficace tout en ayant un impact faible sur l’environnement.

Le dévernissage permet la révélation des couleurs et la découverte des essences de bois

Bien que différentes couleurs plus ou moins fortes apparaissent au travers du vernis, une fois la patine retirée, la vivacité de la teinte verte des loupes, des tiges et rinceaux de marqueterie s’avèrent inespérées.

2) choix des bois

La détermination des essences utilisées pour la marqueterie est essentielle pour effectuer une restauration durable, respectueuse et la plus discrète possible. Une fois l’identité du bois défini, il faut trouver le placage identique nécessaire à la remise en état de l’ouvrage.

Loupes d’érable de couleurs, de grains et de veinages

La difficulté réside non seulement à définir l’essence mais surtout à trouver le grain, le veinage, les effets de rayonnement et de couleurs très particuliers chez « HACHE ». Des essais complémentaires de coloration permettent d’établir avec certitude le choix final, bois plus teinte.

3) Mise en couleurs des placages neufs

Afin d’obtenir des teintes denses et durables identiques à l’original, une imprégnation à cœur des placages doit être faite. Un premier trempage dans un mordant est effectué avant un bain de teinture de plusieurs jours.

Une fois teinté et avant toute utilisation, il convient d’attendre le séchage complet du bois et de vérifier à l’aide d’un humidimètre son pourcentage d’humidité (entre 12 et 15 %).

4) Restauration de la structure

Les plaquettes arrondies des angles sont presque entièrement décollées et déformées du fait de la présence des queues d’arondes en bois de bout. Ainsi, la dépose des angles permettra d’accéder aux assemblages.

Plaquette d’angle arrondie qui recouvre les assemblages

Hormis le couvercle qui est resté sans déformation et seulement légèrement décollé, le démontage du coffret est entrepris.

Avant d’effectuer les travaux sur la marqueterie, la reprise de la planéité de la façade et l’exécution des pièces sur le support sont entrepris.

5) Réalisation des marqueteries italiennes manquantes

Bien que plusieurs éléments de marqueterie soient manquants, la symétrie du décor permet d’avoir le modèle de chacun d’eux. Il convient en premier lieu de procéder au relevé des parties anciennes restantes et ensuite de terminer le dessin grâce aux marqueteries complètes situées sur les autres faces du coffret.

Poncif collé sur les feuilles de placage

Ce relevé est ensuite numérisé. Il servira de base à l’élaboration de la future découpe.

Une fois ce relevé réalisé, il est collé sur les feuilles de placage préparées précédemment. La technique utilisée pour la découpe s’apparente à la méthode Boulle où plusieurs feuilles superposées sont découpées ensemble créant ainsi des éléments en partie et contrepartie.

Une scie de marqueteur ancienne a été utilisée pour les découpes. Elle permet d’être très précise, facile d’utilisation et convient très bien pour les fonds en poirier teinté rendus très fragiles par le traitement.

Découpage des marqueteries à l’aide d’une scie ancienne type bocfil sur table


Eléments de marqueterie découpés avant le montage

Après ombrage des différentes pièces au sable, le montage peut être effectué.

6) Recollage de la marqueterie ancienne

Avant de pouvoir incorporer les marqueteries italiennes et les pièces manquantes, le recollage du placage du coffret doit être réalisé.

Le procédé employé pour le recollage se déroule en 2 temps :

  1. Glisser de la colle de poisson à l'aide d'une seringue. Nettoyer et réhumidifier. Recouvrir d'un papier sulfurisé et d'une cale.  Le papier sulfurisé conserve l'humidité pour que la colle ancienne reprenne son pouvoir grâce à la colle de poisson.
  2. Réchauffer la surface à l'aide de lampes infra-rouge puis procéder au serrage.

Pour obtenir le meilleur compromis de serrage possible, la cale de serrage est conçue de plusieurs couches de matériaux : plaque inox, contre-plaqué, polystyrène, contreplaqué. Un assemblage de panneaux qui présente le gros avantage d’associer la rigidité à la souplesse.

Ce principe de serrage permet également de travailler des surfaces galbées

Dans le cas d’un recollage avec une réhumidification, ce principe de serrage est des plus efficace, il permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’avec un serrage sous vide ou avec des cales rigides.

7) Insertion des marqueteries » italienne » et placages manquants

Le collage de la marqueterie ancienne terminé, l’exécution des pièces peut débuter. La préparation des placages réalisés précédemment (teinte, raclage, ponçage) permet de pouvoir visualiser le veinage, afin de sélectionner l’emplacement retenu pour l’exécution d’une pièce. Celle-ci pourra alors suivre avec précision le veinage du placage ancien.

Les marqueteries à l’italienne remontées précédemment sont prêtes à être insérées dans les loupes

L’autre avantage d’utiliser des placages préparés, réside dans le fait qu’ils peuvent être collés parfaitement affleure une fois les pièces mises à l’épaisseur par raclage du contre parement.

Pour la mise en place des marqueteries « italienne », il convient de travailler par phases successives :

  • Ajustage de la loupe sur les parties anciennes.
  • Ajustage de la marqueterie florale sur les parties anciennes.
  • Insertion de la marqueterie florale dans la loupe.
  • Montage et collage de l’ensemble marqueterie loupe sur le coffret.


Les filets et les pièces en loupe sont ajustés, la marqueterie italienne peut maintenant être ajustée


La marqueterie remise en place

8) Remontage de la structure

Une fois l’ensemble des pièces exécutées, la structure du coffret est remontée et recollée en prenant soin de s’aligner sur les dimensions et l’équerrage du couvercle non démonté.

Après le séchage complet, les queues d’arondes sont affleurées et lorsque tous les collages sont terminés, on nettoie la colle à l’aide d’une éponge humide.

9) Finition

Avant de poursuivre la restauration, un délai d’une quinzaine de jour est nécessaire pour stabiliser l’objet et permettre un séchage complet de la colle.

Puis on commence par un léger ponçage au 280 afin d’éliminer l’oxydation de surface et reprendre légèrement l’état de surface (joints de colle).

Avant d’effectuer les bouchages on réalise un remplissage à la ponce suivi de quelques tamponnées de vernis gomme laque qui permet de révéler la couleur exacte du bois et de visualiser les petites fentes et dépressions.

Ce vernis protège le bois et évite au produit de bouchage de pénétrer dans le pore, ce qui facilite le ponçage. Cette pâte de bouchage est fabriquée avec un mélange de vernis gomme laque, de pigments et de terres.

10) Reprise ponctuelle de teinte

Grace à la mise en teinte du placage réalisé au début de la restauration, j’obtiens une différence minime de couleur entre le placage ancien et les placages neufs.

Pour reprendre ces légères différences de couleurs, j’utilise des teintes aquarelles diluées.

11) Vernissage

Afin que le client puisse visualiser l’aspect final du vernis, après plusieurs essais réalisés, le vernis d’une faible brillance a été retenu.

Le remplissage des pores étant réalisé précédemment, j’ai repris le vernissage en utilisant une gomme laque fine orange appliqué au tampon.

Une fois le vernis terminé et totalement sec, un dépolissage au tripoli de Venise est exécuté.

Ensuite, je dépose au tampon, une cire composée d’un mélange de cire d’abeille, cire de carnauba et cire de gomme laque. Cette finition permet d’obtenir un aspect satiné sur un état de surface très bien rempli et sans trace.

12) Les ferrures

Le vernis réalisé, il convient d’entreprendre le nettoyage des ferrures. On réalise pour cela un traitement par électrolyse des oxydations dans une solution d’hydroxyde de sodium dilué. Après rinçage, elles sont cirées puis brillées.

L’entrée de serrure ayant disparu, il faut en créer une nouvelle. Après avoir relevé les emplacements de fixation et le motif de la marqueterie, j’ai recherché dans ma documentation un modèle, parmi ceux utilisé chez « HACHE »qui pouvait s’intégrer dans le décor.

L’entrée choisie et le dessin accompli, j’en ai confié l’exécution à un restaurateur d’armes anciennes. La décision de se tourner vers ce professionnel est fondée sur la découverte lors de la restauration d’un autre coffret de « HACHE », d’une serrure signée « SOISSON-LAINE à Grenoble » et dont la profession était arquebusier. La grande qualité d’exécution des poignées, serrures, charnières et clés sur les meubles de HACHE s’explique par ce choix de collaboration.

Conclusion

La restauration de ce coffret a été menée dans le souci de restituer à l’objet, son apparence d’origine tout en préservant son intégrité.

Tous les éléments anciens ont été conservés et les interventions réalisées l’ont été dans un esprit de conservation et de respect de l’œuvre.

L’ensemble des réparations a été effectué à l’aide de produit réversible (colles animales, vernis alcool….), permettant un éventuel démontage ou suppression des restaurations.

Pendant toute la durée des travaux, le coffret a été travaillé dans un lieu réglé hygrométriquement entre 50 et 55 % d’humidité. Ce taux lui assure la stabilité souhaitable pour une bonne conservation, mais il est indispensable de poursuivre cette règle afin de pérenniser la restauration et conserver l’objet dans de bonnes conditions. Un suivi périodique permettra de vérifier que le coffret ne subit aucune détérioration.

© Extrait du texte original de Patrick Asta-Richard

Jean- Louis Bourgogne

A l’occasion du quatrième centenaire de la naissance de Jean-Baptiste Colbert et Charles Le Brun, le Mobilier National ouvre ses portes jusqu’au 4 décembre pour cette exposition.

Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) a été ministre de Louis XIV pendant plus de vingt ans et Charles Le Brun (1619-1690) peintre officiel en qualité de premier peintre du roi.
Deux personnages qui ont marqué leur époque sur les plans politique, économique et artistique.
On leur doit, en particulier, la création des manufactures dont la mission était de créer des objets pour la décoration des demeures royales.
Destinés à célébrer la gloire du Roi-Soleil ces objets ont été gérés, voire entreposés, par ce qui s’appelait alors le Garde-Meuble de la Couronne pour devenir par la suite Garde-Meuble National puis l’actuel Mobilier National.
L’exposition met en avant les différents acteurs de l’époque par des portraits et des évocations des œuvres et métiers concernés.
D’où la présence des Manufactures dont le principe date de cette époque et dont sont issues ces créations exceptionnelles. Le Mobilier National regroupe actuellement, à la suite des évolutions de la politique artistique :

  • la manufacture de tapisserie de Beauvais,
  • la manufacture de tapisserie des Gobelins,
  • la manufacture de tapis de la Savonnerie,
  • l'atelier conservatoire national de la dentelle du Puy-en-Velay
  • l’atelier national du point d’Alençon

N’hésitez donc pas à visiter cette exposition avant le 4 décembre 2019. Pour en savoir plus sur le site du Mobilier National

Jean-Louis Bourgogne

« Bouillotte », un terme qui me rappelle les hivers de l’époque où on ne chauffait que peu les chambres. Quel plaisir de se glisser dans le lit réchauffé par la bouillotte remplie d’eau chaude. Mais quel rapport avec ce modèle de table venu de l’époque Louis XVI avec un style repris depuis par les ébénistes pour faire de ce qu’on appelle désormais plutôt un « guéridon ».

     © Isabelle Bideau - Mobilier National

Détails sur l'objet

Table « bouillotte » : désolé, mais aucun rapport avec cette bouillotte en caoutchouc ou métal que les plus âgés utilisent peut-être encore. La table bouillotte est une table à jeux dont le nom vient du jeu de La Bouillotte, un jeu de cartes qui date de la fin du règne de Louis XV ou du début de celui de Louis XVI. Un jeu qui n’était pas nouveau car précédé par le Brelan, adapté à un jeu pour plusieurs personnes. Parmi les règles notera la présence à la table de cinq joueurs actifs à côté desquels d'autres joueurs attendaient pour pour remplacer un des cinq dès qu'il était « décavé ». Chaque joueur possédait ainsi, au départ, une « cave » c’est à dire un nombre de jetons donné qui au fil du jeu pouvait s’annuler pour éliminer le joueur ainsi « décavé ».

Ce jeu prenant de l’ampleur dans les salons de l’époque, les ébénistes se mirent à réaliser des tables dites « de Bouillotte ». La table de Bouillotte était ronde, sa dimension dépendant du nombre de joueurs allant de deux à cinq. Bien que pas toujours couverte, à l’époque, d'une plaque de marbre et cerclée d'une galerie en cuivre ou laiton, c’est souvent ainsi qu’on trouve ces tables bouillotte sur le marché du mobilier ancien.

Pour en savoir plus sur ce jeu et le modèle de table : La Bouillotte

Jean-Louis Bourgogne

© Info-Chalon.com

 

Cette salle dénommée «Salle des étains» fait partie de l'ensemble patrimonial de l'ancien Hôpital de Chalon-sur-Saône. Un hôpital fondé en 1529 sur l'Île Saint-Laurent dont l'accès depuis la Saône aboutissait à cette salle via une grande galerie voûtée.

La restauration de cette salle est un projet qui prend son élan grâce au lancement mercredi 16 octobre 2019 d'une souscription visant à compléter son financement.

Les travaux sont prévus débuter courant 2021 pour un coût total prévu de 62 000 euros. Sur cette somme ce sont 24 000 euros que la souscription cherche à trouver.

Pour en savoir plus, voir l'article sur le site Info-Chalon.com

 

Les Journées européennes du Patrimoine en septembre sont l'occasion de découvrir des institutions comme le Mobilier National. Pour la deuxième fois de son histoire celui-ci a ouvert ses portes à cette occasion.

Lieu régalien où sont entreposés les meubles issus des bâtiments les plus prestigieux il permet aux instances d'état de trouver, lors de leur prise de fonction, les meubles qui conviendront à leur future position.

Situé le 12ème arrondissement de Paris, aux Gobelins, c'est un service rattaché à la direction générale de la création artistique du ministère français de la Culture.  Institution très ancienne car créée par Henri IV sous le nom de Garde-Meuble royal, elle a été rebaptisée plusieurs fois avant de prendre le nom de Mobilier national en 1870 à la chute du Second Empire.

Pour suivre cette visite, voir l'article de RFI Patrimoine : le Mobilier national, un trésor méconnu

PM : un article datant de quelques mois mais bon à rappeler : "Le Mobilier national rend accessible son patrimoine sur internet". Lire l'article sur le site de Challenges

Pour faire des recherches sur cette plateforme : https://collection.mobiliernational.culture.gouv.fr/recherche

 

Frontignan n'est pas riche seulement de son muscat. Un meuble donné au 17ème siècle à la ville par les Consuls de Frontignan, daté de 1654. D'où son nom de "meuble des consuls"... Ce meuble avait besoin d'une cure de jouvence.

C'est chose faite grâce au conservateur-restaurateur Philippe Hazael-Massieux, diplômé de l’école Boulle à Paris et habilité par les Musées de France depuis plus de 30 ans.

Pour en savoir plus, particulièrement sur des détails de la restauration,  voir le communiqué de presse

En vente le 25 septembre 2019, un meuble à deux corps et à retrait provençal réalisé par Thomas Hache vers 1685 à Chambéry. Le prix estimé est de 40 à 45 000 €  :

Cette précieuse découverte, venant étayer le fabuleux corpus des Hache, serait le premier meuble de ce type créé par Thomas, et peut-être même l’un des tout premiers objets de l’ébéniste. Il est daté vers 1685  soit de la même époque que la célèbre armoire aux armes du marquis de Mirabeau, et un peu antérieur au meuble à deux corps de la fondation Bemberg de Toulouse  par la spécialiste François Rouge.....
Lire la suite sur le site de la Gazette Drouot

En savoir plus sur les meubles Hache et cette dynastie d’ébénistes grenoblois :

 

L’Hôtel-Dieu

L’Hôtel-Dieu de Lyon vient de faire l’objet d’une restauration importante et particulièrement réussie. La vocation hospitalière du bâtiment, situé en plein centre de Lyon, a laissé la place à la gastronomie, une spécialité dont s’enorgueillit la ville.


Sa construction, datée du 12ème siècle comme hôpital, est une œuvre qui, dans sa forme actuelle, date du 17ème siècle. Avec une première pierre posée en 1637 selon les plans de l’architecte Guillaume Ducellet, ce bâtiment a traversé les siècles en gardant sa vocation médicale. Il marque la presqu’île de Lyon de sa présence architecturale imposante, en bordure du Rhône.

Progressivement remplacé par des établissements hospitalo-universitaires des Hospices Civils de Lyon, plus modernes et excentrés, le bâtiment a vu, au début du siècle actuel, en 2010, la décision de l’arrêt définitif de sa vocation médicale et, parallèlement, de sa restauration.
Tourisme et gastronomie sont ainsi devenus la fil rouge de cette restauration dont le public a pu découvrir le résultat partiel en 2018.

La chapelle de l’Hôtel-Dieu

Une partie intéressante de cet ensemble architectural est constituée par la Chapelle dont la construction a démarré en 1637, en même temps que le bâtiment hospitalier. Son classement Monument Historique date de 1941 pour la partie architecturale et 1983 pour son mobilier.

Grâce à un raccourci historique nous sauterons ainsi à la période récente qui a vu à partir de 2012 la restauration de cet ouvrage baroque. Une restauration indépendante de celle de l’hôtel-Dieu dans son ensemble, tant en ce qui concerne sa définition que son financement privé. Quelques chantiers nous intéressent particulièrement car ils portent sur des boiseries qui devaient être nettoyées et réparées. Des travaux qui demandent un soin et des efforts particuliers à cause, entre autres, des contraintes Monument Historique. Il sont réalisées par un atelier d’ébénistes restaurateurs que nous connaissons bien : l’Atelier Luc Vaganay..

Ils portent sur :

- les boiseries des chapelles « Notre Dame de Pitié » et du Transept Sud (article de Lyon Plus)

- le portail d’entrée de la Chapelle (article de Lyon Plus)

           
Avant et après restauration


En cours de restauration

D’autres travaux de restauration de boiseries à l’intérieur de la Chapelle sont encore prévus et viendront progressivement compléter ces réalisations.

A noter que l’Atelier a également la charge de chantiers de restauration dans les autres bâtiments de l’Hôtel-Dieu. Ce sont, par exemple, la restauration des boiseries du « Grand Réfectoire », classées Monument Historique, et de deux buffets attribués à Marc Chabry. S’ajoute à cela la restauration d’un très beau meuble d’apothicaire de l’ancienne pharmacie de l’Hôtel-Dieu (25 m de long et 3.50m de haut) qui trouvera sa place dans la partie de l’Hôtel-Dieu dévolue à la Cité Internationale de la Gastronomie. L’ouverture de cette partie est prévue en Octobre.

       
Le meuble d'apothicaire

               
Les boiseries du Grand Réfectoire

            
Un des buffets

Pour comprendre mieux ces restaurations nous vous invitons à visualiser la video d’un entretien avec Luc Vaganay réalisée par Le Progrès et relative à celle de la porte d’entrée.

L’Atelier Luc Vaganay

Ce sont 33 ans d’expérience de son responsable et une équipe de quatre ébénistes restaurateurs confirmés qui sont mises au service de ces restaurations.

Restaurateurs de meubles anciens, l’atelier a désormais une place marquée dans la restauration et la conservation du patrimoine public, comme en attestent ces réalisations de la Chapelle de l’Hôtel-Dieu. Ces compétences sont là aussi pour renforcer la place de cet atelier sur le marché de la restauration des meubles anciens de particuliers qui est une autre part de ses activités.

Voir le site web de l’atelier et notre fiche sur le site patrimoine-mobilier.fr

Informations supplémentaires sur :

- le site de la Mairie de Lyon

- L’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)

- La Chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)