Skip to content

Le plus grand concours des métiers du monde, le Worldskills, se déroulera à Lyon en octobre 2023. Dans un entretien avec Kader Si-Tayeb, délégué général de WorldSkills France, Guillaume Lamy expose sur Lyon Capitale les enjeux de cet "outil de promotion des filières professionnelles".

C'est ainsi qu'on apprend que ce mouvement est né en Espagne en 1947 sous l'impulsion de Francisco Albert-Vidal, professeur de collège. L'idée était de motiver les jeunes à aller vers l'apprentissage. La France a rapidement rejoint le mouvement avec les Compagnons du Devoir et en 1995 la France avait accueilli la finale mondiale, à Lyon.

En 2023, ce sera donc la deuxième fois que ce concours se tiendra en France et à Lyon, dans un contexte inchangé par rapport aux objectifs initiaux

Pour en savoir plus sur le site de Lyon Capitale

L'ébéniste restaurateur Patrick Asta-Richard nous a confié le dossier qu'il avait constitué à l'occasion d'une restauration effectuée il y a quelque temps.

Avec son autorisation nous en avons fait un texte à peine   résumé :

Introduction

Ce coffret en marqueterie fait partie d’une collection de 20 coffrets de dimensions et de décors différents, dont 12 ont été restaurés. Tous portent la signature ou l’estampille de la famille « HACHE », dynastie d’ébéniste du 18 ème siècle à Grenoble.

Ces coffrets dont la taille est variable étaient utilisés à la conservation du thé, des épices ou du tabac, denrées fort coûteuses et très appréciées par la haute société du 18 ème siècle

Les coffrets de plus grandes tailles étaient réservés pour déposer des objets ou des documents précieux. D’ailleurs, certains d’entre eux, comme celui qui nous intéresse, possèdent des systèmes de secret et de casier dans des doubles fonds.

Le coffret après restauration


Détails du coffret. Casiers dissimulés derrière un côté coulissant.

Etude des problèmes recensés sur le coffret

Pour restaurer cet objet en mauvais état, mais quasiment vierge de toute restauration, j’ai étudié les différentes techniques à ma disposition, afin de parvenir à une restauration conforme à notre déontologie professionnelle.

L’ensemble du coffret présente d’abondants décollements entraînant des lacunes importantes de marqueterie italienne, de filets et de loupe. Des variations hygrométriques ont déformé certaines parties des supports provoquant le décollement des queues d’arondes et le désaffleure des angles arrondis.

Le coffret à l’arrivée à l’atelier en attente d’être restauré

Les éclats situés au niveau de l’entrée de serrure provoquent la déformation de la façade et l’impossibilité de fermer le couvercle correctement. Une épaisse couche de cire et de vernis ont amalgamé les poussières qui recouvrent entièrement le coffret.

Restauration du coffret

1) Travaux préparatoires

Avant toute intervention, une fixation préventive des placages en limite de décollement est nécessaire. Pour cela, des injections à l’aide de colle de poisson diluée, suivi d’un nettoyage précautionneux, permettront de maintenir les pièces en place avant un collage définitif.

Afin de pouvoir déterminer précisément la nature des bois utilisés, j’ai entrepris le décirage et le dévernissage à l’aide d’un décapant Fluxaf Green. Il a pour avantage d’être efficace tout en ayant un impact faible sur l’environnement.

Le dévernissage permet la révélation des couleurs et la découverte des essences de bois

Bien que différentes couleurs plus ou moins fortes apparaissent au travers du vernis, une fois la patine retirée, la vivacité de la teinte verte des loupes, des tiges et rinceaux de marqueterie s’avèrent inespérées.

2) choix des bois

La détermination des essences utilisées pour la marqueterie est essentielle pour effectuer une restauration durable, respectueuse et la plus discrète possible. Une fois l’identité du bois défini, il faut trouver le placage identique nécessaire à la remise en état de l’ouvrage.

Loupes d’érable de couleurs, de grains et de veinages

La difficulté réside non seulement à définir l’essence mais surtout à trouver le grain, le veinage, les effets de rayonnement et de couleurs très particuliers chez « HACHE ». Des essais complémentaires de coloration permettent d’établir avec certitude le choix final, bois plus teinte.

3) Mise en couleurs des placages neufs

Afin d’obtenir des teintes denses et durables identiques à l’original, une imprégnation à cœur des placages doit être faite. Un premier trempage dans un mordant est effectué avant un bain de teinture de plusieurs jours.

Une fois teinté et avant toute utilisation, il convient d’attendre le séchage complet du bois et de vérifier à l’aide d’un humidimètre son pourcentage d’humidité (entre 12 et 15 %).

4) Restauration de la structure

Les plaquettes arrondies des angles sont presque entièrement décollées et déformées du fait de la présence des queues d’arondes en bois de bout. Ainsi, la dépose des angles permettra d’accéder aux assemblages.

Plaquette d’angle arrondie qui recouvre les assemblages

Hormis le couvercle qui est resté sans déformation et seulement légèrement décollé, le démontage du coffret est entrepris.

Avant d’effectuer les travaux sur la marqueterie, la reprise de la planéité de la façade et l’exécution des pièces sur le support sont entrepris.

5) Réalisation des marqueteries italiennes manquantes

Bien que plusieurs éléments de marqueterie soient manquants, la symétrie du décor permet d’avoir le modèle de chacun d’eux. Il convient en premier lieu de procéder au relevé des parties anciennes restantes et ensuite de terminer le dessin grâce aux marqueteries complètes situées sur les autres faces du coffret.

Poncif collé sur les feuilles de placage

Ce relevé est ensuite numérisé. Il servira de base à l’élaboration de la future découpe.

Une fois ce relevé réalisé, il est collé sur les feuilles de placage préparées précédemment. La technique utilisée pour la découpe s’apparente à la méthode Boulle où plusieurs feuilles superposées sont découpées ensemble créant ainsi des éléments en partie et contrepartie.

Une scie de marqueteur ancienne a été utilisée pour les découpes. Elle permet d’être très précise, facile d’utilisation et convient très bien pour les fonds en poirier teinté rendus très fragiles par le traitement.

Découpage des marqueteries à l’aide d’une scie ancienne type bocfil sur table


Eléments de marqueterie découpés avant le montage

Après ombrage des différentes pièces au sable, le montage peut être effectué.

6) Recollage de la marqueterie ancienne

Avant de pouvoir incorporer les marqueteries italiennes et les pièces manquantes, le recollage du placage du coffret doit être réalisé.

Le procédé employé pour le recollage se déroule en 2 temps :

  1. Glisser de la colle de poisson à l'aide d'une seringue. Nettoyer et réhumidifier. Recouvrir d'un papier sulfurisé et d'une cale.  Le papier sulfurisé conserve l'humidité pour que la colle ancienne reprenne son pouvoir grâce à la colle de poisson.
  2. Réchauffer la surface à l'aide de lampes infra-rouge puis procéder au serrage.

Pour obtenir le meilleur compromis de serrage possible, la cale de serrage est conçue de plusieurs couches de matériaux : plaque inox, contre-plaqué, polystyrène, contreplaqué. Un assemblage de panneaux qui présente le gros avantage d’associer la rigidité à la souplesse.

Ce principe de serrage permet également de travailler des surfaces galbées

Dans le cas d’un recollage avec une réhumidification, ce principe de serrage est des plus efficace, il permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’avec un serrage sous vide ou avec des cales rigides.

7) Insertion des marqueteries » italienne » et placages manquants

Le collage de la marqueterie ancienne terminé, l’exécution des pièces peut débuter. La préparation des placages réalisés précédemment (teinte, raclage, ponçage) permet de pouvoir visualiser le veinage, afin de sélectionner l’emplacement retenu pour l’exécution d’une pièce. Celle-ci pourra alors suivre avec précision le veinage du placage ancien.

Les marqueteries à l’italienne remontées précédemment sont prêtes à être insérées dans les loupes

L’autre avantage d’utiliser des placages préparés, réside dans le fait qu’ils peuvent être collés parfaitement affleure une fois les pièces mises à l’épaisseur par raclage du contre parement.

Pour la mise en place des marqueteries « italienne », il convient de travailler par phases successives :

  • Ajustage de la loupe sur les parties anciennes.
  • Ajustage de la marqueterie florale sur les parties anciennes.
  • Insertion de la marqueterie florale dans la loupe.
  • Montage et collage de l’ensemble marqueterie loupe sur le coffret.


Les filets et les pièces en loupe sont ajustés, la marqueterie italienne peut maintenant être ajustée


La marqueterie remise en place

8) Remontage de la structure

Une fois l’ensemble des pièces exécutées, la structure du coffret est remontée et recollée en prenant soin de s’aligner sur les dimensions et l’équerrage du couvercle non démonté.

Après le séchage complet, les queues d’arondes sont affleurées et lorsque tous les collages sont terminés, on nettoie la colle à l’aide d’une éponge humide.

9) Finition

Avant de poursuivre la restauration, un délai d’une quinzaine de jour est nécessaire pour stabiliser l’objet et permettre un séchage complet de la colle.

Puis on commence par un léger ponçage au 280 afin d’éliminer l’oxydation de surface et reprendre légèrement l’état de surface (joints de colle).

Avant d’effectuer les bouchages on réalise un remplissage à la ponce suivi de quelques tamponnées de vernis gomme laque qui permet de révéler la couleur exacte du bois et de visualiser les petites fentes et dépressions.

Ce vernis protège le bois et évite au produit de bouchage de pénétrer dans le pore, ce qui facilite le ponçage. Cette pâte de bouchage est fabriquée avec un mélange de vernis gomme laque, de pigments et de terres.

10) Reprise ponctuelle de teinte

Grace à la mise en teinte du placage réalisé au début de la restauration, j’obtiens une différence minime de couleur entre le placage ancien et les placages neufs.

Pour reprendre ces légères différences de couleurs, j’utilise des teintes aquarelles diluées.

11) Vernissage

Afin que le client puisse visualiser l’aspect final du vernis, après plusieurs essais réalisés, le vernis d’une faible brillance a été retenu.

Le remplissage des pores étant réalisé précédemment, j’ai repris le vernissage en utilisant une gomme laque fine orange appliqué au tampon.

Une fois le vernis terminé et totalement sec, un dépolissage au tripoli de Venise est exécuté.

Ensuite, je dépose au tampon, une cire composée d’un mélange de cire d’abeille, cire de carnauba et cire de gomme laque. Cette finition permet d’obtenir un aspect satiné sur un état de surface très bien rempli et sans trace.

12) Les ferrures

Le vernis réalisé, il convient d’entreprendre le nettoyage des ferrures. On réalise pour cela un traitement par électrolyse des oxydations dans une solution d’hydroxyde de sodium dilué. Après rinçage, elles sont cirées puis brillées.

L’entrée de serrure ayant disparu, il faut en créer une nouvelle. Après avoir relevé les emplacements de fixation et le motif de la marqueterie, j’ai recherché dans ma documentation un modèle, parmi ceux utilisé chez « HACHE »qui pouvait s’intégrer dans le décor.

L’entrée choisie et le dessin accompli, j’en ai confié l’exécution à un restaurateur d’armes anciennes. La décision de se tourner vers ce professionnel est fondée sur la découverte lors de la restauration d’un autre coffret de « HACHE », d’une serrure signée « SOISSON-LAINE à Grenoble » et dont la profession était arquebusier. La grande qualité d’exécution des poignées, serrures, charnières et clés sur les meubles de HACHE s’explique par ce choix de collaboration.

Conclusion

La restauration de ce coffret a été menée dans le souci de restituer à l’objet, son apparence d’origine tout en préservant son intégrité.

Tous les éléments anciens ont été conservés et les interventions réalisées l’ont été dans un esprit de conservation et de respect de l’œuvre.

L’ensemble des réparations a été effectué à l’aide de produit réversible (colles animales, vernis alcool….), permettant un éventuel démontage ou suppression des restaurations.

Pendant toute la durée des travaux, le coffret a été travaillé dans un lieu réglé hygrométriquement entre 50 et 55 % d’humidité. Ce taux lui assure la stabilité souhaitable pour une bonne conservation, mais il est indispensable de poursuivre cette règle afin de pérenniser la restauration et conserver l’objet dans de bonnes conditions. Un suivi périodique permettra de vérifier que le coffret ne subit aucune détérioration.

© Extrait du texte original de Patrick Asta-Richard

Jean- Louis Bourgogne

Adresse : 700 Route de Pérouges 01800 SAINT JEAN DE NIOST

Tél : 04 74 61 64 30 / 06 77 16 88 79

Email : tartarinmeublesdart@outlook.fr

Formulaire contact : tartarinmeublesdart.com/

Siret :

Site web : tartarinmeublesdart.com

Caractéristiques : Spécialisée dans la création de meubles sur-mesure, Tartarin Meubles d’Art associe savoir-faire et créativité pour la réalisation de meubles haut de gamme.
Jean-Marc Tartarin, professionnel de l’ébénisterie depuis plus de 25 ans, en est le créateur.
Sa priorité est de satisfaire chacune de vos demandes tout en y ajoutant sa créativité.
Chaque réalisation, conçue sur-mesure et selon vos attentes, devient une pièce unique.

Aurélie Boyer, ébéniste d'art rue Montesquieu à Lyon dans le 7ème arrondissement, a reçu récemment la visite de FR3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Cette ébéniste nouvellement installée présente son activité sur la vidéo FR3
Voir la fiche de l'atelier.

Adresse : 79 rue du Dauphiné 69003 LYON

Tél : 06 44 07 09 15

Email : contact@atelierdubarry.fr

Formulaire contact : atelierdubarry.fr/contact/

Siret : 83100677000018

Site web : www.atelierdubarry.fr/ - www.ebeniste-normandie.fr

Caractéristiques : Philippine Dubarry de Lassale est une jeune ébéniste diplômée de l’École Boulle à Paris.
Après son baccalauréat et un CAP de dorure à la feuille elle découvre les matériaux qui sont la base des objets d'art. Le bois et plus particulièrement le mobilier ancien l'attirent. C’est à l’École Boulle qu’elle peaufine alors sa passion pour le travail manuel et l'histoire de l'art.
Un stage dans l'atelier du Château de Versailles lui apportera des compléments pratiques intéressants.
Dotée en 2015 du prix de perfectionnement des métiers d’art, elle a travaillé dans un atelier de restauration de meubles anciens à Paris, avant de se lancer en créant en 2017 son atelier d'ébénisterie et restauration à Lyon.

L’Hôtel-Dieu

L’Hôtel-Dieu de Lyon vient de faire l’objet d’une restauration importante et particulièrement réussie. La vocation hospitalière du bâtiment, situé en plein centre de Lyon, a laissé la place à la gastronomie, une spécialité dont s’enorgueillit la ville.


Sa construction, datée du 12ème siècle comme hôpital, est une œuvre qui, dans sa forme actuelle, date du 17ème siècle. Avec une première pierre posée en 1637 selon les plans de l’architecte Guillaume Ducellet, ce bâtiment a traversé les siècles en gardant sa vocation médicale. Il marque la presqu’île de Lyon de sa présence architecturale imposante, en bordure du Rhône.

Progressivement remplacé par des établissements hospitalo-universitaires des Hospices Civils de Lyon, plus modernes et excentrés, le bâtiment a vu, au début du siècle actuel, en 2010, la décision de l’arrêt définitif de sa vocation médicale et, parallèlement, de sa restauration.
Tourisme et gastronomie sont ainsi devenus la fil rouge de cette restauration dont le public a pu découvrir le résultat partiel en 2018.

La chapelle de l’Hôtel-Dieu

Une partie intéressante de cet ensemble architectural est constituée par la Chapelle dont la construction a démarré en 1637, en même temps que le bâtiment hospitalier. Son classement Monument Historique date de 1941 pour la partie architecturale et 1983 pour son mobilier.

Grâce à un raccourci historique nous sauterons ainsi à la période récente qui a vu à partir de 2012 la restauration de cet ouvrage baroque. Une restauration indépendante de celle de l’hôtel-Dieu dans son ensemble, tant en ce qui concerne sa définition que son financement privé. Quelques chantiers nous intéressent particulièrement car ils portent sur des boiseries qui devaient être nettoyées et réparées. Des travaux qui demandent un soin et des efforts particuliers à cause, entre autres, des contraintes Monument Historique. Il sont réalisées par un atelier d’ébénistes restaurateurs que nous connaissons bien : l’Atelier Luc Vaganay..

Ils portent sur :

- les boiseries des chapelles « Notre Dame de Pitié » et du Transept Sud (article de Lyon Plus)

- le portail d’entrée de la Chapelle (article de Lyon Plus)

           
Avant et après restauration


En cours de restauration

D’autres travaux de restauration de boiseries à l’intérieur de la Chapelle sont encore prévus et viendront progressivement compléter ces réalisations.

A noter que l’Atelier a également la charge de chantiers de restauration dans les autres bâtiments de l’Hôtel-Dieu. Ce sont, par exemple, la restauration des boiseries du « Grand Réfectoire », classées Monument Historique, et de deux buffets attribués à Marc Chabry. S’ajoute à cela la restauration d’un très beau meuble d’apothicaire de l’ancienne pharmacie de l’Hôtel-Dieu (25 m de long et 3.50m de haut) qui trouvera sa place dans la partie de l’Hôtel-Dieu dévolue à la Cité Internationale de la Gastronomie. L’ouverture de cette partie est prévue en Octobre.

       
Le meuble d'apothicaire

               
Les boiseries du Grand Réfectoire

            
Un des buffets

Pour comprendre mieux ces restaurations nous vous invitons à visualiser la video d’un entretien avec Luc Vaganay réalisée par Le Progrès et relative à celle de la porte d’entrée.

L’Atelier Luc Vaganay

Ce sont 33 ans d’expérience de son responsable et une équipe de quatre ébénistes restaurateurs confirmés qui sont mises au service de ces restaurations.

Restaurateurs de meubles anciens, l’atelier a désormais une place marquée dans la restauration et la conservation du patrimoine public, comme en attestent ces réalisations de la Chapelle de l’Hôtel-Dieu. Ces compétences sont là aussi pour renforcer la place de cet atelier sur le marché de la restauration des meubles anciens de particuliers qui est une autre part de ses activités.

Voir le site web de l’atelier et notre fiche sur le site patrimoine-mobilier.fr

Informations supplémentaires sur :

- le site de la Mairie de Lyon

- L’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)

- La Chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon (Wikipedia)

Adresse : 49 rue Germain 69006 LYON

Tél : 04 78 24 36 10 / 06 72 32 67 81

Email : bernard.frizza@art-bronze-orfevrerie.fr

Formulaire contact :

Siret :

Site web : http://www.art-bronze-orfevrerie.fr/

Caractéristiques : L’atelier de Bernard FRIZZA, Meilleur Ouvrier de France, est né de la réunion de trois entreprises traditionnelles lyonnaises : l’atelier de bronze d’art SEBA (créé en 1944) et les orfèvreries MG et MONTIBERT (créées en 1945 et 1926).
Bronziers d’art et orfèvres, diplômés des arts du métal ou de l’Ecole Boulle pour certains et possédant une expérience de plus de 30 ans pour d'autres, ils répondent aux exigences les plus sévères.

Adresse : "Parc Oliverianne" 58 avenue des Bruyères 69150 DECINES-CHARPIEU

Tél : +33 (0)4 72 02 04 55 / +33 (0)6 58 03 00 99

Email : contact@bronzedart.fr

Formulaire contact : bronze-art-francais.fr/fr/contact

Siret :

Site web : bronze-art-francais.fr/

Caractéristiques : Bronze d’Art Français est une société artisanale de reproduction Haut de Gamme à l’identique de pièces anciennes.
Depuis trois générations elle reproduit fidèlement appliques, lustres, flambeaux et lanternes des siècles passés grâce à un savoir-faire hérité des traditions anciennes.
Elle est dirigée par Catherine et Didier Pigeot.

Le passage de la recherche dans une entreprise industrielle de la chimie à l’artisanat d’art en ébénisterie-restauration de meubles anciens est une opération qui me fascine, tant j’aurais aimé faire moi-même ce saut. Un saut que j’ai fait, à ma façon, via l’entrepreneuriat en conseil et que je complète aujourd’hui par l’information et la communication sur ce métier, ses techniques, son histoire, son avenir…
Aurélie Boyer l’a fait, en reprenant, le 1er juillet 2019, l’activité initiée, dans des conditions semblables en 2011 par l’ébéniste-restaurateur Jean-Claude Treussard. Tous deux sont effectivement issus de carrières dans l’industrie et ont fait ce saut après s’être formés à l’Ecole Boulle.
L’Ebéniste, selon le nom simple mais combien expressif donné à cette activité, perdure donc au 116 rue Montesquieu à Lyon 7ème.

La restauration vue par Aurélie Boyer


Avec, comme elle le dit elle-même, un pied dans la chimie et un autre dans la restauration, elle met au service du mobilier à restaurer son expérience du développement R&D de colles et adhésifs pour l’assemblage de matériaux, dont le bois, chez un industriel français.
Considérant que la restauration de mobilier faisait autant appel à des connaissances de chimiste que d’ébéniste - la problématique principale étant celle du recollage et du décollage – elle a voulu ainsi passer à l’application manuelle des résultats de ses recherches.
L’association entre l’ébénisterie et l’histoire de l’art permet une bonne compréhension et une anticipation des phénomènes physico-chimiques apparaissant entre le matériau et les produits utilisés, colles, vernis, résines… Pour une restauration pérenne tout en garantissant une bonne sécurité dans l’opération artisanale et dans l’utilisation ultérieure par le client.

La chimie, présente tout au long du processus de restauration

Elle permet de :
diagnostiquer la nature des matières présentes sur un meuble : les vernis, les colles des assemblages ou placages…
nettoyer le meuble selon un protocole adapté
décaper sans risques selon la nature des produits
coller en fonction des surfaces et des matières
formuler ses propres produits polymères : mastices, résines, colles…
faire des reprises de teintes ou patines avec des méthodes chimiques
• savoir travailler en sécurité : équipements de protection, exposition aux produits…

L’Atelier l’Ebéniste

Installée depuis le 1er juillet aux commandes de cet atelier, Aurélie Boyer y effectue des restaurations complètes de meubles de style XIIIème à XXème, de mobilier massif, de sièges et d’objets d’art.
Son approche vis à vis d’une clientèle fidèle et confiante est celle d’un conseil qui, tel le médecin de famille, connaît bien le propriétaire du meuble pour lui présenter un état des lieux précis
Les interventions consistent, comme souvent, d’une consolidation de la structure, de travaux sur des marqueteries, la réparation de vernis , la restauration de bronzes…
Voir la fiche sur le site patrimoine-mobilier.fr
Le site de l’Ebéniste : http://boa-restauration-meuble.com/

Jean-Louis Bourgogne