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"Le charme du musée Magnin tient d'abord à son cadre. Si Jeanne et Maurice Magnin vécurent à Paris où ils constituèrent la collection, c'est dans leur maison natale, l'hôtel Lantin, qu'ils décidèrent de l'installer lorsqu'ils voulurent en faire un musée. Mobilier, objets d'art et pendules devaient contribuer à la délectation de la visite et préserver l'atmosphère d'une ancienne demeure." Lire la suite sur le site du musée

Pour profiter d'un passage en vacances à Dijon...

Ne manquez pas ce musée riche de trésors intéressants
4, rue des Bons Enfants 21000 Dijon

L’Institut national du patrimoine (INP), le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), le laboratoire Arc’Antique et le Mobilier national vous invitent à la journée d’étude « Le polyuréthane dans tous ses états » qui se déroulera à Paris le 26 novembre 2019.

L’objectif est de sensibiliser un public professionnel aux enjeux de conservation de ce matériau et de présenter les possibilités comme les limites des politiques de conservation actuelles.

Un appel à communication est ouvert à cette occasion par le comité d’organisation afin d’enrichir le programme des conférences par des études de cas concrètes ou par des recherches récentes dans le domaine de la conservation ; il s’adresse à l’ensemble des acteurs patrimoniaux, tels que responsables de collections, documentalistes, restaurateurs ou scientifiques du patrimoine. Les communications peuvent porter sur des typologies d’objets et de polyuréthane variées : mousses, élastomères, revêtements de surface, à l’exclusion toutefois des peintures.

Voir sur le site du C2RMF

Un des objectifs de ce site est de montrer les faces parfois cachées de ce travail artisanal de restauration des meubles anciens.

C'est ainsi que je ne résiste pas au plaisir de mettre en ligne un accès direct vers une page web d'un ébéniste restaurateur qui fait partie des nombreux artisans d'art ébénistes restaurateurs répertoriés sur ce site.

Il s'agit de Philippe Gabriel installé en Avignon et répertorié sur ce site sous le nom de P. Gabriel Ebéniste.


Rendez-vous donc sur cette page "Restauration d'un cabinet allemand marqueté".

Jean-Louis Bourgogne

"..... L’équipe de la conservation du château de Versailles a donc pu commencer à se mettre en campagne, munie de cette manne providentielle, afin de pouvoir trouver quelles pièces dispersées à la Révolution allaient enfin pouvoir revenir à la maison. Les trésors amassés à Versailles par les trois derniers monarques de l’Ancien Régime ainsi que les autres membres de la famille royale ont connu des destins divers depuis 1789 et le remeublement du château est une entreprise passionnante mais ardue, que les amateurs suivent tel un long feuilleton truffé de rebondissements souvent heureux mais parfois désolants. ....."

Voir l'article d'Alexandre Lafore paru sur La Tribune de l'Art

"En réalité, comme à Villepreux (voir les articles) mais à une échelle plus grande encore, et pour un ensemble plus important pour l’histoire de notre pays, le ministère de la Culture a laissé faire, voire accompagné le démantèlement d’une grande demeure sans jamais rien tenter pour en limiter les conséquences, avec les moyens qui sont les siens. Non seulement la loi de 2016 qui donnait davantage d’armes à l’État pour protéger des ensembles n’est pas utilisée, mais la situation s’avère plus dramatique qu’avant."

Voir l'article de Didier Rykner paru sur La Tribune de l'Art

Un parcours de formation entre le 16 septembre 2019 et le 19 juin 2020.
Une formation qui permet à des titulaires de CAP ébénisterie ou menuiserie ou formation/expérience professionnelle équivalente de se perfectionner dans le domaine de la restauration des meubles anciens.
Un contenu qui permet d'appréhender les étapes de la restauration, aborder la physique et la chimie appliquées à la restauration, sensibiliser à la déontologie de ce métier...

Informations détaillées sur la page correspondante du site du GRETA CDMA

Présentation générale du GRETA CDMA

Le passage de la recherche dans une entreprise industrielle de la chimie à l’artisanat d’art en ébénisterie-restauration de meubles anciens est une opération qui me fascine, tant j’aurais aimé faire moi-même ce saut. Un saut que j’ai fait, à ma façon, via l’entrepreneuriat en conseil et que je complète aujourd’hui par l’information et la communication sur ce métier, ses techniques, son histoire, son avenir…
Aurélie Boyer l’a fait, en reprenant, le 1er juillet 2019, l’activité initiée, dans des conditions semblables en 2011 par l’ébéniste-restaurateur Jean-Claude Treussard. Tous deux sont effectivement issus de carrières dans l’industrie et ont fait ce saut après s’être formés à l’Ecole Boulle.
L’Ebéniste, selon le nom simple mais combien expressif donné à cette activité, perdure donc au 116 rue Montesquieu à Lyon 7ème.

La restauration vue par Aurélie Boyer


Avec, comme elle le dit elle-même, un pied dans la chimie et un autre dans la restauration, elle met au service du mobilier à restaurer son expérience du développement R&D de colles et adhésifs pour l’assemblage de matériaux, dont le bois, chez un industriel français.
Considérant que la restauration de mobilier faisait autant appel à des connaissances de chimiste que d’ébéniste - la problématique principale étant celle du recollage et du décollage – elle a voulu ainsi passer à l’application manuelle des résultats de ses recherches.
L’association entre l’ébénisterie et l’histoire de l’art permet une bonne compréhension et une anticipation des phénomènes physico-chimiques apparaissant entre le matériau et les produits utilisés, colles, vernis, résines… Pour une restauration pérenne tout en garantissant une bonne sécurité dans l’opération artisanale et dans l’utilisation ultérieure par le client.

La chimie, présente tout au long du processus de restauration

Elle permet de :
diagnostiquer la nature des matières présentes sur un meuble : les vernis, les colles des assemblages ou placages…
nettoyer le meuble selon un protocole adapté
décaper sans risques selon la nature des produits
coller en fonction des surfaces et des matières
formuler ses propres produits polymères : mastices, résines, colles…
faire des reprises de teintes ou patines avec des méthodes chimiques
• savoir travailler en sécurité : équipements de protection, exposition aux produits…

L’Atelier l’Ebéniste

Installée depuis le 1er juillet aux commandes de cet atelier, Aurélie Boyer y effectue des restaurations complètes de meubles de style XIIIème à XXème, de mobilier massif, de sièges et d’objets d’art.
Son approche vis à vis d’une clientèle fidèle et confiante est celle d’un conseil qui, tel le médecin de famille, connaît bien le propriétaire du meuble pour lui présenter un état des lieux précis
Les interventions consistent, comme souvent, d’une consolidation de la structure, de travaux sur des marqueteries, la réparation de vernis , la restauration de bronzes…
Voir la fiche sur le site patrimoine-mobilier.fr
Le site de l’Ebéniste : http://boa-restauration-meuble.com/

Jean-Louis Bourgogne

Plusieurs ébénistes-restaurateurs repérés comme formés ou en formation dans un établissement de Nancy au beau nom de « Compagnons des Walser » ont été à l’origine d’une recherche d’informations et de contact. « Compagnons » d’une part avec tout ce que ce terme implique dans le domaine de l’artisanat. « Les Walser » ? De quoi s’agit-il ? Tel est l’objet de cet article.

Les Walser

Dans ce contexte, il s’agit là d’une famille d’ébénistes-restaurateurs installée à Nancy qui porte le nom de ce qui est présenté, historiquement, comme « un peuple paysan burgonde germanophone qui, au cours du Moyen Âge, a colonisé des contrées montagnardes alpines nouvelles sous contrat avec les princes seigneurs ou s'est établi dans les tenures ou consortages en partie abandonnés des différentes contrées ou hautes vallées alpines qui appartiendront plus tard à la Suisse, l'Italie, le Liechtenstein, l'Autriche et la France. » (Source : Wikipedia)

C’est ainsi que depuis un millénaire les Walser travaillent le bois sous toutes ses formes. Implantée à Zermatt, la famille se dirige progressivement vers le Vorarlberg et le Tyrol. Remarqués par le Prince du Luxembourg, les Walser s’installent dans son pays pour continuer à exercer leur art.

Cette tradition du bois s’est retrouvée dans les mains de la famille actuelle, au Luxembourg d’abord, puis à Nancy où Robert Walser (ne pas confondre avec l’écrivain suisse homonyme) reprenait un atelier d’ébénisterie.

Les Ateliers Walser

Un atelier qu’il transmit en 1972 à son fils Philippe Walser qui, lui-même, en a confié, en 2009, la direction générale à sa fille Anne-Sophie Cohen.

Un atelier qui, donc, existe depuis 1876 avec un savoir-faire datant même de plusieurs siècles.

Des créations qui sont signées Walser, signature déposée à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle).

Mais aussi la restauration de mobilier, les ateliers Walser ayant le savoir-faire pour travailler sur des meubles de toutes époques et la déontologie qu’implique leur restauration-conservation.

Plus de détails sur le site des ateliers Walser

Finalement, tout un savoir-faire que l’entreprise familiale ne souhaite pas garder pour elle. Elle a le souci de la transmettre.

C’est pourquoi cet atelier a été doublé d’un organisme de formation, « Les Compagnons des Walser », dont l’originalité repose sur le concept d’ « école entreprise ». Un concept qui exprime l’idée que l’essentiel est de former non seulement aux techniques du futur métier mais aussi à son exercice dans le cadre d’une entreprise individuelle ou plus étendue. En intégrant à l’enseignement des notions de temps de réalisation, de rentabilité et de gestion.

L'Ecole-Entreprise « Les Compagnons des Walser »

Institut de Formation en Restauration de Mobilier

Grâce à la haute qualité de leur formation « Les Compagnons des Walser » préparent à l’accès à un emploi stable et durable dans les Métiers d’Art. Au travers de cette formation c’est la sauvegarde du savoir-faire et des méthodes ancestrales de l’Ebénisterie d’Art et de la Restauration du Patrimoine Mobilier à laquelle on participe.

La qualité de l’enseignement est privilégiée et chaque promotion compte au maximum une dizaine d’élèves suivis individuellement par 2 formateurs hautement qualifiés. Chacun bénéficie donc du maximum de conseils personnalisés pour progresser jour après jour.

L’Ecole est ouverte à tous, filles et garçons, sans exclusive. L’institut ne recherche pas les diplômes mais privilégie, dans la droite ligne du Compagnonnage, les qualités humaines et une sensibilité marquée pour l’artistique.

Admission

La formation est ouverte à divers types de publics.

Contenu de la formation

Des formations sont organisées sur 1, 2 ou 3 ans.
Les programmes sont adaptés en fonction de la durée retenue et des profils des stagiaires.

Formations courtes

Des professionnels ( compagnons, artisans et antiquaires) viennent faire des stages de spécialisations ( marqueterie d'œuf, travail de la nacre, poses de peaux de python ou de vachette, patine-vieillissement des marbres neufs, etc...) sur des temps d'une semaine ou plus ( 15 jours à 1 mois, 3 mois et plus).
Des formations sont également organisées pour des spécialisations comme :

  • Découverte et réalisation d’un vernis au tampon traditionnel
  • Réalisation d’une marqueterie géométrique
  • Stage de relooking
  • Stage de restauration de meuble massif
  • Stage de restauration de meuble marqueté ou plaqué

Plus de détails sur le site de l’école...

Ces deux entreprises sont répertoriées dans l’annuaire du site Patrimoine-Mobilier.fr : Les Ateliers des Walser et Les Compagnons des Walser

Le ministère de la Culture, en partenariat avec les services du Premier ministre (beta.gouv.fr), met en ligne « POP », la plate-forme ouverte du patrimoine, afin de rendre accessibles au plus grand nombre les données du patrimoine culturel français.
Cette plateforme comporte une partie destinée plus spécialement à la diffusion de données accessibles au grand public :

https://www.pop.culture.gouv.fr/

Concernant le mobilier on y trouve, par exemple, la base Palissy

Plus d'informations sur le communiqué de presse du ministère de la culture du 9 juillet 2019

Connaissez-vous ces ébénistes qui ont marqué les XVII et XVIIIème siècles en Dauphiné ? Personnellement je viens de les découvrir et souhaite partager avec vous la connaissance que j’en ai retirée. Très vite, à Lyon, j’ai entendu ce nom en rencontrant des spécialistes. Un nom qui n’est pas courant et qui sonne curieusement lorsqu’on l’entend. Les majuscules ne sonnent pas bien !

Ma rencontre avec Patrick Asta Richard, ébéniste-restaurateur, maître ébéniste, Meilleur Ouvrier de France, installé rue Vaubécour à Lyon a été un déclencheur. Les meubles Hache sont sa spécialité !
C’est ainsi que j’ai trouvé comment FR3 avait relayé, il y a quelques années, l’information du « Retour à Grenoble d’une commode Hache … après 300 ans » . Une commode restaurée en 250 heures par cet ébéniste restaurateur.


Généalogie simplifiée : les ébénistes Hache

Mais qui sont donc ces Hache ? Quatre générations se succèdent depuis Noël qui, fils de boulanger, s'initie à la technique du placage dans un atelier d'un maître de Calais où il subit l’influence des marqueteurs nordiques d'Anvers et Amsterdam. Il s’installera plus tard à Toulouse.

Son fils aîné, Thomas, le suivra dans le métier mais en s’installant à Chambéry où il découvrira l’influence italienne dans son métier. Vient ensuite une installation à Grenoble, vers 1695, chez un maître ébéniste, Michel Chevalier dont il épousera plus tard la fille, perpétuant ainsi cet atelier. Le mobilier issu du style Louis XIV évolue, il s’allège. Thomas obtient en 1721 le brevet d'ébéniste ordinaire du duc Louis d'Orléans, gouverneur du Dauphiné.

Le fils unique de Thomas, Pierre le rejoint dans l’atelier. Ce dernier aura 12 enfants et l’atelier marche à plein pour nourrir cette grande famille. En effet avec l’arrivée dans l’atelier de Jean-François, fils aîné de Pierre, trois générations s’emploient à produire ces meubles dont on trouve la trace aujourd’hui.

Jean-François prend alors tout son élan, avec, en 1756, un séjour à Paris où il étudie la production du maître de l’époque, Jean-François Oeben, ébéniste de Louis XV. Revenu à Grenoble, il prend progressivement le relais de son père et impose à partir de 1760 les formes du style Louis XV. Les pieds s'allongent, se courbent et se garnissent de sabots. Il réalise des marqueteries en mosaïque.

Retiré en 1788, il laisse l'atelier à son frère Christophe-André, pour se consacrer exclusivement au projet de regroupement de ses ateliers sur l'enclos des Bénédictins en plein centre ville.


Commode Hache présentant une magnifique teinture verte de certains éléments de marqueterie,18e siècle. Restaurée par Lionel Chardonnet.
© Etienne Eymard Duvernay / château de Sassenage / Collections

Quelques références bibliographiques :

- Le génie des Hache, Françoise et Pierre Rouge - Ed. Faton

- La splendeur des Hache Le 16 avril 2019, par Philippe Dufour sur La Gazette Drouot

- Les collections du Château de Sassenage sur le site du château

- La famille Hache Wikipedia